« Gnaoua » désigne des afro-musiciens et musiciens- guérisseur, anciens esclaves d'origine africaine. Au Maroc, les gnaoua se répartissent en deux catégories : les gnaoua des villes impériales qui célèbrent le rite de possession, la "derdeba", et dont l'instrument principal est le guenbri, et les gnaoua des pays berbères, que l'on désigne par les termes de Abid Lala Krima. Ces derniers utilisent des tambours (ganga) et des crotales (qraqeb ou qraqech) en fer pour leurs tournées aumônières et pendant la réunion de leurs adeptes où se produisent des transes.
Longtemps assimilés aux rites dangereux de l'exorcisme, rite discret, ils sont aujourd'hui de véritables célébrités, adulés par les étrangers.
Mahmoud Guinéa, gnaouis d'Essaouira est devenue une vedette mondiale.
Proche du blues, la musique gnaoua a trouvé son ambassade : « ESSAOUIRA»